Amel Bent

Amel Bent

Amel Bent est née le jour de la Fête de la Musique, plus qu'un signe pour cette compositrice autodidacte ! Ado, elle commence en effet à arranger quelques mélodies sur le piano de sa cousine, sans n'avoir jamais pris de cours de solfège. Les cours, elle n'aime pas ça Amel : à 18 ans, elle loupe sa Terminale S, bien plus concentrée à trouver le «la» qu'à étudier la reproduction des amphibiens en milieu marécageux ! Une aubaine puisque au final cette année sabbatique lui permettra de participer à l'édition 2004 de la Nouvelle Star. Eliminée face au Kurt Cobain français, Steeve Estatof, elle reste quand même la grande gagnante de l'émission dans le c½ur du public. Sa popularité lui vaut d'enregistrer, à 19 ans seulement, son premier album, "Un Jour D'Eté". Grâce à la collaboration de Diam's, l'album devient disque d'or en quelques semaines, faisant d'Amel la révélation soul R'n'B de l'année. On retiendra notamment le titre "Ma Philosophie", encore sur toutes les lèvres. Cette réussite a été suivie des singles "Ne Retiens Pas Tes Larmes" et "Le Droit A L'Erreur", en 2005, puis "Eye Of The Tiger", reprise de Survivor, en 2006.

Après un passage difficile, Amel revient dans les bacs le 18 juin 2007 avec un second album très attendu intitulé "A 20 ans". Pascal Obispo, Charles Aznavour, Lionel Florence et son pote de toujours, Diam's, sont de la partie. Le premier single de cet album, "Nouveaux Français" est fidèle à Amel. L'ex élève de l'émission "La nouvelle star" prouve désormais qu'elle a fait son chemin comme une grande et qu'elle fait partie des chanteurs bien installés dans le paysage musical français.

# Posté le mardi 11 novembre 2008 04:44

enrique iglesias

enrique iglesias

Né le 8 mai 1975 à Madrid, Enrique Iglesias n'a que trois ans lorsque ses parents divorcent. A l'âge de huit ans, le jeune Enrique part rejoindre son père, Julio, à Miami. Aux Etats-Unis, il mène la vie de tout adolescent et écrit en secret des chansons. Après un an de fac, il décide de suivre ses envies loin de l'université.

La première maquette d'Enrique paraît en 1995 dans l'anonymat et le secret. Enrique, qui ne veut pas de traitement de faveur ou de comparaison, insiste pour se faire appeler Enrique Martinez. Il attend sa signature avec Fonovisa pour annoncer à ses parents ses aspirations. Pour la sortie de son premier album, en 95, la maison de disques ne parie pas sur l'anonymat et sort l'album Enrique Iglesias au titre tellement vendeur qu'elle écoule 1 million d'exemplaires en seulement trois mois. Enrique Iglesias est récompensé par un Grammy Awards. En 97, la pochette clame Vivir. Ses envies de vivre se classent au Top 40 américain. Le succès de son deuxième album est tel qu'il part en tournée mondiale.

L'année suivante, Enrique sort « Cosas del amor ». En 1999, le concurrent de Ricky Martin décide de s'attaquer au marché anglo-saxon avec Enrique paru chez Interscope, filiale d'Universal. « Rythm Divine » et « Bailamos » sont des succès internationaux.

En 2001, celui qui a chanté « Could I Have This Kiss Forever » avec Whitney Houston livre encore d'autres tubes dans Escape, mélangeant les rythmes pop et dance aux cordes andalouses.Il tourne avec Jennifer Love Hewitt dans le clip de « Hero », et avec Anna Kournikova, dans « Escape » qui devient alors l'élue de son c½ur. L'année suivante, il retrouve ses racines en sortant un album entièrement en espagnol. Puis en 2003, il revient à l'anglais et sort son septième album, « 7 ».

Après cet album, le chanteur pose pour la marque Tommy Hilfiger dont il devient l'égérie. Il lance également sa marque de préservatifs... Puis en 2007, il joue dans un épisode de la série How I Met Your Mother.

Côté disques, Enrique Iglesias sort un nouvel album en 2007 intitulé Insomniac. Il compte les tubes "Do you know" et "Tired of being sorry", ("Laisse le destin t'emporter") en duo avec Nadiya qui atteint des records de ventes, dépassant même le très attendu duo de Madonna et Justin Timberlake sur "4 minutes to save the world".

En 2008, il est choisi pour l'hymne de l'Euro 2008 avec le titre "Can you hear me" qu'il interprète le soir de la finale en live au stade Ernst-Happel, à Vienne, le 29 juin. Une consécration pour cet amoureux du football.

Pour couronner son année de succès, alors qu'il est toujours 5ème des ventes de singles avec "Tired of being sorry", sorti en avril 2008, Enrique Iglesias sort son premier best-of le 3 novembre 2008. Il retrace ainsi ses 13 années de carrière à travers tous ses tubes de 1995 à 2008: de "Bailamos" à "Do you know" en passant par "Could I have this kiss for ever" avec Whitney Houston et "Hero"...

# Posté le mardi 11 novembre 2008 04:36

claude barzotti

claude barzotti

Chanteur populaire par excellence, Claude Barzotti a connu la gloire dans les années 80, grâce à une série de jolis succès comme "Madame", "Je ne t'écrirai plus" et bien évidemment "Le rital", son tube de 1984, encré à jamais dans les mémoires.

Contrairement à ce que l'on pourrait imaginer, Francesco Barzotti, plus tard appelé Claude, n'est pas né en Italie mais en Belgique, à Châtelineau le 23 juillet 1953. D'ailleurs, bien qu'élevé en Italie, terre de ses origines, son pays natal lui manque tellement qu'à 18 ans, il retourne vivre en Belgique. Pour ce qui est de son enfance, ce fils d'immigrés italiens baigne dans une atmosphère musicale dès son plus jeune âge, chaque réunion de famille étant un prétexte pour sortir les guitares et pousser la chansonnette. Claude apprend très tôt les bases du solfège, l'accordéon, puis la guitare. Ado, il chante dans un orchestre de bal et commence à écrire ses premières chansons. C'est Roger Meylemans, directeur de Vogue Belgique qui lui donne sa chance en 1973, en lui permettant d'enregistrer son premier 45t... sans grand succès.
C'est en 1981 qu'il va pourtant faire une rencontre décisive pour la suite de sa carrière. A cette époque, il croise le chemin de Pierre et Michel Célie, patrons des disques Déesses qui, séduits par la voix rauque du jeune chanteur, décident de produire son premier disque. Le succès déboule dès l'année suivante, avec le 45t "Madame", qui se vendra à plus de 400 000 copies. Les tubes s'enchaînent alors frénétiquement : "Je ne t'écrirai plus", "Beau, j's'rai jamais beau" et bien évidemment "Le rital", titre mémorable qui lui collera à la peau tout au long de sa carrière. La légende veut que ce soit Roger Meylemans qui lui est inspiré cette chanson lorsque, pendant une réunion de travail, il lui aurait dit : "Claude, tu as juste un défaut, c'est que tu es rital !".

Si Barzotti devient une star dans l'Hexagone, il l'est tout autant à l'étranger, notamment au Canada. En 1990, le slow langoureux "Aime-moi", devient un tube de l'été. C'est par la suite que sa carrière va battre de l'aile... Malgré quelques best of et compilations parues depuis, Claude Barzotti ne retrouvera jamais la gloire dles années 80. Il n'en reste pas moins inactif, enchaînant les galas en France et dans le monde (Afrique, Canada...). En 2004, il offre même à ses fans un récital à L'Olympia, dont sortira un DVD live l'année suivante.
Aujourd'hui, Barzotti écrit et compose pour de nombreux artistes et son actualité musicale fourmille de nouveaux projets, dont une tournée franco-belge intitulée "Âge tendre et tête de bois", où il partage l'affiche avec Herbert Léonard, Catherine Lara ou encore Annie Cordy. Aussi, quoiqu'il advienne par la suite, Claude Barzotti reste à jamais le "rital" le plus célèbre de France et de Navarre.

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# Posté le lundi 10 novembre 2008 08:24

liane foly

liane foly

Eliane Folleix naît le 16 décembre 1962 à Lyon, alors que ses parents viennent de quitter l'Algérie devenue indépendante. Son père possède un petit commerce nommé "La Droguerie du bonheur". Mais avant tout, ses parents sont à la tête d'un petit orchestre, le Black and White qui chaque week-end, écume les bals de la région avec son frère Philippe à la batterie et sa soeur aînée Corinne au piano.

Dès ses douze ans, Eliane devient la chanteuse de l'orchestre et soirée après soirée, se forge une solide expérience de scène. De plus, elle pratique assidûment la danse. Le répertoire familial navigue entre classiques de la chanson française et standards anglo-saxons tendance années 50. La formidable mémoire de la jeune chanteuse lui permet d'interpréter jusqu'à quatre-vingt titres par soirée. Durant son adolescence, Liane se construit une petite carrière en chantant régulièrement dans les boîtes de nuit et les pianos-bars de la région. Son goût et son talent pour le jazz se dessinent alors très nettement et c'est à travers ce répertoire jazz/soul/blues qu'elle se fait un nom : Liane Foly.

A dix-huit ans, Liane se fait opérer des cordes vocales qui, après déjà cinq années de travail incessant, sont un peu fatiguées. Mais, les tournées et les innombrables concerts dans tous les clubs environnants continuent de plus belle. En 1984, Liane Foly est repérée par un jeune auteur, Philippe Viennet, et un musicien, André Manoukian, qui devient son compagnon. Les deux hommes ont un studio d'enregistrement à Lyon et, séduits par la voix et le tempérament musical de la jeune femme, ils lui proposent d'écrire pour elle et d'enregistrer une maquette. Après un long travail, et encore de nombreux concerts, c'est avec cet enregistrement que le trio arrive à Paris en 1987 dans le but de trouver un producteur et un distributeur. Assez rapidement, Liane obtient un rendez-vous avec Fabrice Nataf, directeur artistique et patron de Virgin France, qui est immédiatement convaincu de la qualité de la maquette. Sans plus attendre, un contrat est signé et la carrière de Liane Foly est lancée.

Dès mars 1988, sort le premier album de Liane Foly, "The Man I love", titre qui rend hommage à une de ses chanteuses fétiches, Sarah Vaughan. Le premier 45 tours extrait de l'album, "Love me love moi", connaît un fort succès commercial et critique et entre très vite au Top 50, principal classement de disques français pendant les années 80. Entièrement écrit par André Manoukian pour les musiques et Philippe Viennet et Liane Foly pour les textes, à l'exception de trois reprises, l'album est bien sûr complètement baigné de jazz et de swing, très inspiré des atmosphères "glamour" du cinéma américain des années 50. Son modèle de femme et d'actrice est d'ailleurs la blonde Kim Novak, héroïne de Hitchcock. De sa voix sensuelle et grave, Liane Foly interprète des textes qui se veulent suaves voire érotiques.

Dès le 14 juin 88, la jeune chanteuse monte sur la scène de la Cigale à Paris pour un concert de promotion. Mais c'est surtout en 1989, qu'elle va dévoiler à un très large public ses dons pour la scène. C'est à l'Olympia, le plus célèbre music-hall parisien, que le chanteur Claude Nougaro convie Liane Foly à assurer la première partie de son spectacle en février. Pendant donc plusieurs soirées, la jeune artiste fait ses premières armes devant un public parisien, et remporte un franc succès. Puis le 9 avril 1989, Liane Foly est invitée au festival du Printemps de Bourges. Durant l'été, on la retrouve lors de prestigieux festivals de jazz dont celui d'Antibes-Juans-les-Pins en juin où elle fait la première partie du crooner italien Paolo Conte. Puis à Nîmes, elle chante en première partie de la cantatrice américaine, Julia Migenes. Enfin, le 13 juillet, c'est au tour du festival des Francofolies de la Rochelle de l'accueillir.

Le succès de la jeune lyonnaise est indéniable, et dès l'année suivante, elle confirme la réussite du trio Foly/Manoukian/Viennet dans un nouvel album qui sort en décembre 1990, "Rêve orange".

Avec une apparence plus sobre, une coupe de cheveux à la Louise Brooks, des robes courtes, élégantes et sexy, Liane Foly présente un album plus proche d'elle. Enregistrées à Londres, les chansons sont toujours très jazz, mais peut-être plus langoureuses. Le simple "Au fur et à mesure" remporte tous les suffrages du public et de la profession qui lui décerne la Victoire de la musique de la Révélation féminine de l'année 1991. Puis la Sacem (Société des Auteurs Compositeurs) lui remet le prix Raoul Breton.

Durant l'été 1991, les concerts reprennent, à commencer par les Francofolies de La Rochelle en juillet, suivies des Francofolies de Montréal début août. Avant son grand retour parisien, elle donne même un récital plus jazz que jamais dans le fameux club de Londres, le Ronnie Scott. Puis du 17 au 28 septembre, Liane Foly démarre une grande tournée d'hiver sur la scène de Bobino à Paris, avant de sillonner le pays du 5 octobre au 21 décembre. Outre les titres de ses deux albums, Liane Foly ponctue son spectacle de nombreux standards, des "Feuilles mortes" à "Stormy weather".

En 1992, elle partage un duo avec Charles Aznavour pour la chanson principale de la version française du dessin animé de Walt Disney, "La Belle et la Bête". Cette prestation souligne réellement l'entrée de la chanteuse dans la cour des artistes français qui bénéficient d'une renommée hors des frontières de l'hexagone.

En mai 1993, sort un troisième album, "Les Petites Notes", toujours intégralement signé Foly/Manoukian/Viennet. La recette est la même : ambiances sensuelles, rythmes jazzy, voix chaude, caractéristiques dont le premier extrait, "Doucement" témoigne à merveille. Les onze titres de l'album sont interprétés par des musiciens de grand talent, souvent issus du jazz, dont Richard Galliano à l'accordéon ou André Ceccarelli à la batterie. Fort désireuse d'exporter son répertoire à l'étranger, et pourquoi pas aux Etats-Unis, Liane Foly enregistre son album en anglais, sous le titre "Sweet Mystery".

Cette année-là, la chanteuse fait ses premières armes au cinéma dans "Le Bonheur", un film réalisé par Pierre-Henry Salfaty.

L'année 1994 est consacrée à une longue tournée qui fait escale à l'Olympia de Paris au printemps. Toujours friande de reprises, elle interprète cette fois sur scène la version chantée de "Misty" du pianiste de jazz Errol Garner, version qu'elle chantera également une autre fois avec le pianiste Michel Petrucciani lors d'une émission de télévision. La deuxième grande reprise de l'Olympia est le titre "Heures hindoues" d'Etienne Daho.

Le 25 août 1994, Paris fête le cinquantenaire de sa libération, et à cette occasion, la ville organise un grand concert place de la Concorde auquel Liane Foly est conviée. Elle y partage l'affiche avec le compositeur Michel Legrand et la chanteuse américaine de jazz, Dee Dee Bridgewater.

En décembre, sort son premier album enregistré en public, "Lumières", album indispensable dans la discographie d'une artiste pour qui la scène reste un lieu d'expression privilégié.

En 1995, Liane Foly offre son talent à trois initiatives humanitaires. On l'entend tout d'abord sur deux albums réalisés au profit de la lutte contre le sida à commencer par l'album de l'association Sol En Si (Solidarité Enfants Sida) et sur une compilation, "Entre sourire et larmes". Puis, elle participe au concert des Enfoirés, nom donné à l'ensemble des artistes qui chaque année donnent un spectacle pour l'association de l'humoriste Coluche (décédé en 1986), "les Restaurants du coeur", dont le but est d'approvisionner en repas les personnes défavorisées. Déjà en 1993, elle avait participé au concert des Enfoirés, qui cette année-là, était consacré à la comédie musicale de Michel Berger et Luc Plamondon, "Starmania".

L'année 96 est consacrée à quelques changements dans la vie de Liane Foly puisqu'elle se sépare de son compositeur et compagnon, Alain Manoukian, et par la même occasion de Philippe Viennet. Le deuxième changement, est une opération esthétique qui donne à la jeune femme un nouveau nez.

Cette année-là, Liane Foly prépare un album, entourée de compositeurs et de musiciens américains. Quelques titres sont signés de son frère, Philippe, et d'un nouveau venu dans son environnement musical, Hervé Gourdikian. C'est un album plus rhythm'n'blues et plus funky que les premiers qui sort le 22 avril 1997 sous le nom de "Caméléon". Enregistré entre Los Angeles et Paris, ce disque se distingue également des autres par une participation beaucoup plus étroite de Liane Foly à toutes les étapes de la réalisation et de la production. Avec cet album, la chanteuse prend réellement le contrôle de son travail et de sa carrière. Toujours motivée pour séduire un public étranger, en particulier nord-américain, des versions espagnole et anglaise de l'album devraient sortir.

En novembre 97, après un passage au Zénith à Paris, Liane Foly entame une tournée française qui prend fin en janvier. Le son du spectacle est plus que jamais "américain", musclé et bien réglé. Mais le public français est déconcerté par la nouvelle direction que prend la carrière de la chanteuse et se rend en moins grand nombre aux concerts. Certaines dates sont annulées.

Histoire d'oublier l'accueil mitigé de "Caméléon", Liane Foly réenregistre en version dépouillée quatre titres de cet opus et quelques-uns uns de ses précédents succès. L'album s'intitule sobrement "Acoustique" et sort en février 99. Elle y reprend "Des heures hindoues" de Daho mais surtout "la Vie ne m'apprend rien" de Daniel Balavoine et "Il est mort le soleil" de Nicoletta. Elle rend aussi un bel hommage à la chanteuse disparue Barbara, "Dame brune".

Au début de l'année 2000, elle participe activement à la tournée des Enfoirés (Restos du coeur) avant de sortir un nouvel album original le 26 février, "Entre nous", plus personnel et plus direct que les précédents. Les morceaux sont signés ou co-signés dans leur grande majorité par Liane Foly. Quelques pointures sont venues apporter leur contribution, tel l'incontournable Gérard Presgurvic ("On a tous le droit"), Patrick Fiori ou Maxime Le Forestier ("Toujours autant besoin d'amour"). Dans cet opus, Liane Foly reprend aussi avec Robert Hossein, la "Chanson d'Hélène" du film de Claude Sautet "Les choses de la vie".

Après un passage à vide, Liane Foly renoue avec le succès, les plateaux télé et les ventes de disques qui étaient un peu retombées ces dernières années. L'album se place en troisième place du Top album début mars peu de temps après sa sortie.

A l'automne 2002, elle sort un Best of "Au fur et à mesure", qui rassemble les grands succès des quinze dernières années. Elle y inclue deux inédits "Vivre" écrit par Gérard Presgurvic et "A l'intérieur". En janvier 2003, elle participe une nouvelle fois à l'enregistrement à Lille du nouvel album des Restos du Coeur, "La Foire aux enfoirés".

A l'automne 2004, Liane Foly sort un nouvel album original intitulé "La Chanteuse de bal". Entre variété et jazz, la chanteuse ne veut pas choisir. Elle assume fort bien son côté chanteuse populaire avec notamment le titre écrit par Jean-Jacques Goldman et qui donne le nom à l'album. Mais elle renoue aussi avec ses complices d'antan, André Manoukian et Philippe Viennet comme pour ce titre qui traite de l'homosexualité "La double vie".

Liane Foly a fait aussi appel à Alice Dona pour écrire la musique de "Déracinée", une chanson écrite par la chanteuse elle-même et arrangée par André Manoukian. Ce disque très personnel marque sans doute la volonté de prendre un nouveau départ même si ses choix artistiques, entre jazz et variété ne semblent pas définitivement arrêtés. Au mois de mars 2005, elle entame une tournée en France et se produit au Casino de Paris du 17 au 19 mai.

"La chanteuse de bal" est un relatif échec commercial, mais Liane Foly ne se démonte pas pour autant. Un an après, en 2005, elle fait paraître un double album live enregistré au Casino de Paris : "Une étoile dort", sur lequel figurent la plupart de ses succès. En 2006 et en 2007, la chanteuse s'essaye au petit et au grand écran : on la voit à la télé dans la série française très connue "Navarro" puis dans le film français "Je crois que je l'aime", de Pierre Jolivet, aux côtés de Sandrine Bonnaire et de Vincent Lindon. Liane Foly quitte à ce moment-là Londres où elle vivait depuis neuf ans, pour revenir s'installer en France.

Au mois de juin 2007, elle crée un spectacle original qu'elle baptise "La folle parenthèse". Un one-woman-show ponctué d'imitations et de chansons. Au total, l'artiste épouse 35 voix différentes dont celle de Sheila, Barbara, Sylvie Vartan, Dalida ou encore Véronique Sanson... Tout en se déguisant. Accompagnée de deux musiciens, elle donne une première représentation de cette "Folle parenthèse" le 7 juin 2007 au théâtre Marigny, à Paris. Vingt autres sont programmées au même endroit du 4 au 29 juin 2008, pour marquer les vingt ans de carrière de Liane Foly.

Entre-temps, le 7 avril 2008, elle sort un album : "Le goût du désir". Un douzième disque dont elle a confié la réalisation à Art Mengo et les paroles à Marc Estève, un tandem qui avait déjà ½uvré pour Henri Salvador ou Enrico Macias. Orchestrations acoustiques, accents jazzy et voix de velours constituent la sève de ce disque bien ficelé et délicat.

Tout au long de l'année 2008, Liane Foly tourne partout en France, bizarrement pas pour présenter son dernier album mais pour "La Folle parenthèse" qui connaît un vif succès.
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# Posté le lundi 10 novembre 2008 08:21

charles aznavour

charles aznavour

Charles Aznavour fait partie de ces artistes increvables qui continuent à cartonner à plus de 80 ans. Grand nom de la variet' made in France, il a non seulement conquis Paris et campé en haut de l'affiche pendant des décennies, mais il a su aussi se faire un nom dans le monde entier (notamment aux States), séduisant toutes les générations avec des classiques repris en choeur dans les soirées karaoké comme au coin d'un feu. De « La Bohèmmeuh » à « Désormais», en passant par «Emmenez-moi », Aznavour a marqué l'histoire de la chanson française et n'est pas près de se faire oublier.

Charles Aznavour est né sous le nom de Chahnour Varinag Aznavourian à Paris, le 22 mai 1924. Son père Micha, et sa mère Knar, venus d'Arménie, attendaient de pouvoir émigrer aux Etats Unis. Mais finalement, ils vont poser leurs bagages dans la capitale hexagonale, où ils ouvrent un restaurant arménien. Chaque soir, Micha chante pour ses clients, des acteurs et musiciens pour la plupart d'entre eux. Charles grandit dans cet environnement artistique, entre son père mélomane et sa mère actrice, et s'inscrit à l'âge de 9 ans à l'école du Spectacle. Charles commence progressivement à se faire remarquer dans le milieu du cinéma et du théâtre, mais lorsque son père s'engage en 1939 pour combattre l'armée allemande, le jeune homme doit mettre ses projets entre parenthèses pour subvenir aux besoins de la famille.

Deux ans après le départ de Micha à la guerre, Charles fait la connaissance de Pierre Roche, auteur et compositeur de son état, et tous deux décident de jouer en duo, tournant dans les cabarets parisiens où ils sont particulièrement appréciés. Mais c'est en 1946 qu'Aznavour va véritablement lancer sa carrière, lorsqu'il rencontre Edith Piaf. Celle-ci permet à Charles et à son complice de se faire une place dans le milieu musical et de partir jouer aux Etats Unis, puis au Québec, où le duo fait fureur. En 1952, Aznavour est de retour en France sans son compère, qui a décidé de rester vivre aux States. Seul, Aznavour a du mal à percer, mais il est plutôt doué dès lors qu'il s'agit d'écrire pour les autres, de Gréco à Mistinguett en passant par Edith Piaf (le superbe « Jezebel » est une des compositions d'Aznavour pour la grande Piaf). Au cours des années 1950, Aznavour va toutefois réussir à s'imposer en tant qu'artiste à part entière, sur scène comme sur les ondes.

Par ailleurs, Charles n'a pas délaissé son rêve d'enfant, celui de devenir acteur. A la fin des 50's, il joue dans Les dragueurs de Mocky, puis dans La tête contre les murs de Franju. Mais c'est son rôle dans Tirez sur le pianiste de François Truffaut qui va permettre à Aznavour de devenir une superstar. En effet, le film de Truffaut fait un tabac aux USA, et Aznavour est alors convié au célèbre music-hall de New York, le Carnégie-Hall. Charles Aznavour jouera ensuite dans le monde entier, remportant un succès phénoménal.

Dans les années 1960, Aznavour a toujours la côte, enchaînant tubes sur tubes, de « Je m'voyais déjà » (1960) à « Hier encore » (1964) en passant par « La Bohème » (1966) ou encore « La Mamma » (1963), et continuant parallèlement à faire l'acteur dans moult films. De retour en France en 1965, il crée la comédie musicale Monsieur Carnaval, d'où est extraite « La Bohème », chanson nostalgique aujourd'hui culte. Infatigable, Aznavour ne cesse de se produire sur scène, pour le plus grand bonheur de ses fans qui se comptent par millions. La décennie suivante, Aznavour va la passer aux Etats Unis où il est parti s'installer, tout en continuant à cartonner sur les ondes avec notamment les classiques « Comme ils disent », « Mourir d'aimer » (thème du film du même nom, primé à Venise en 1971), « Les plaisirs démodés », « Ils sont tombés » (composé en 1975 pour symboliser le soixantième anniversaire du génocide arménien) , et à écumer les salles de concerts de toute la planète. Au cinéma, on retrouve Aznavour dans le film de Claude Chabrol Folies bourgeoises (1975), puis dans Le Tambour de Volker Schloendorff (1979).

Les années 1980 sont le temps des rééditions des anciens titres, des tournées à succès (une fois de plus), mais aussi du tremblement de terre en Arménie. Très touché par cette catastrophe, Aznavour va concentrer toute son énergie pour aider le peuple arménien, en créant notamment la fondation « Aznavour pour l'Arménie ». De plus, Aznavour et Henri Verneuil mobilisent acteurs et musiciens pour chanter le titre « Pour toi Arménie ». En 1990, Aznavour est de nouveau présent au cinéma, mais aussi dans les librairies avec Des mots à l'affiche où l'on peut retrouver les plus grands textes de l'artiste. Au milieu des années 1990, le chanteur réédite avec le label EMI, l'intégralité de ses morceaux, et en 1996, on peut découvrir dans les bacs un coffret de 30 disques résumant toute la carrière d'Aznavour. Un an plus tard, Aznavour sort Plus bleu, un nouvel opus studio contenant un duo (« Plus bleu », comme l'album) avec Edith Piaf, ressuscitée artificiellement pour l'occasion. A la fin des 90's, Aznavour est de retour sur scène, malgré ses ennuis de santé, et fait sensation à New York, comme à chaque fois qu'il joue aux States. Après la sortie d'un album sous influences jazz, « Jazznavour », Aznavour part en tournée d'adieu qui s'étale sur plus d'un an, décidé ensuite à quitter la scène pour toujours, son âge et ses problèmes de santé ne lui permettant pas de continuer à écumer les salles comme autrefois.

En 2000, Aznavour réapparaît en version studio avec l'album Aznavour 2000 et entame une ultime tournée, la der des der cette fois. Aznavour a peut-être décidé de mettre un frein aux concerts, mais il ne plaque pas tout pour autant : ainsi, le chanteur s'engage contre l'extrême droite pendant l'entre deux tours des présidentielles de 2002, puis campe un rôle dans Ararat, un film d'Atom Egoyan sur le génocide arménien. En 2003, Aznavour sort l'album Je voyage et la même année, publie Le temps des avants, où il raconte sa vie pleine de rebondissements, de succès, de rencontres, de mariages et d'enfants à la pelle, de concerts et tournées triomphantes. Toujours très créatif, Aznavour sort presque un album tous les deux ans. Insolitement vôtre en 2005, puis un autre en 2007 intitulé Colore ma vie...

En 2008, la comédie musicale Je m'voyais déjà reprend ses chansons pour raconter la vie, les tourments et les espoirs de six jeunes artistes à la recherche du succès et bien décidés à monter sur scène. Ce sera chose faite puisque le spectacle est produit sur la scène du théâtre du gymnase à Paris d'octobre 2008 à janvier 2009 avec Jonatan Cerrada, Diane Tell, Pablo Villafranca et d'autres jeunes artistes.

# Posté le lundi 10 novembre 2008 08:13